Petit lexique e-santé / Partie 1

La e-santé (ou Santé 2.0) désigne une santé qui passe par les évolutions technologiques, numériques et les réseaux sociaux.
Il s’agit de la mise en réseau de la santé, que ce soit à travers les objets connectés, les réseaux sociaux professionnels destinés aux médecins, le Dossier Médical Personnel (DMP), la télémédecine ou les applications sur mobile.
Ainsi, beaucoup de termes sont utilisés dans le domaine de l’e-santé qui regroupe de nombreux éléments : de la santé numérique à la santé digitale, entre l’observance et le Quantified self, mise au point sur le vocabulaire propre à ce secteur.

Digital et numérique : quelle différence ?

Ces deux termes recouvrent un sens relativement similaire et provoquent des désaccords quant à leur utilisation. Les deux désignent l’ensemble des équipements électroniques qui utilisent des représentations binaires.

Pour l’Académie Française, l’adjectif digital se rapport aux doigts. En revanche, dans la langue anglaise ce terme est tiré du mot « digit », qui signifie nombre : ainsi, le terme « numérique » serait la traduction de l’anglais « digital ».

En santé, c’est bel et bien cette utilisation des termes qui est pratiquée : on dit « Digital Health » en anglais et « Santé numérique » en français.

Quelle nuance ?

Le terme numérique s’utiliserait plus pour parler d’une industrie, d’une technologie. En somme, il s’agit d’une base : cela regroupe tout ce qui est traitement informatique, calcul. Si on prend l’exemple des objets connectés, il s’agirait d’objets numériques pour lesquels nous avons une utilisation digitale.

Le digital : Il s’agit plutôt de l’expérience en tant qu’usager sur un support numérique.

Ainsi, numérique et digital seraient complémentaires : le numérique aurait une valeur de base et le digital une valeur d’usage.

Sources :

La m-santé ou santé mobile

La m-santé désigne la santé disponible sur tout support mobile connecté à un réseau : les smartphones, les tablettes…

Elle regroupe ainsi toutes les applications mobiles de santé : celles qui éduquent (les professionnels de santé ou les patients), qui sensibilisent, celles qui permettent de pratiquer la télémédecine, celles qui encouragent la communication entre professionnels de santé, la surveillance de sa propre santé ou de celle d’un patient.

A quoi sert la santé mobile ?

C’est une façon de surveiller la santé qui peut amener une diminution des coûts liés au remboursement des actes médicaux et des médicaments. En effet, un patient qui ne suit pas son traitement a de plus grande chance de retourner chez le médecin et d’avoir besoin d’autres médicaments qu’un patient qui suit attentivement sa santé, ce qui peut notamment passer par des applications mobiles. Un des objectifs de la m-santé est donc ainsi d’améliorer l’observance.

Le Serious Game

Cet outil s’est récemment développé en santé mobile. Il s’agit d’une application, d’un jeu qui permet au patient d’apprendre à mieux gérer sa maladie de manière ludique, ou encore à des professionnels en cours de formation de santé de pratiquer la médecine à travers une mise en pratique virtuelle.

Qu’est-ce que l’observance ?

L’observance (compliance en anglais) est le respect par le patient de son traitement prescris par le médecin. Il s’agit de sa capacité à bien prendre ses médicaments, à l’heure indiquée, à la bonne dose. Il s’agit aussi d’un vrai suivi des règles d’hygiène liées à sa maladie mais aussi de sa présence en consultation.

Dans les termes, un principe qui paraît simple. Mais dans le cadre des maladies chroniques, cela peut vite devenir pesant et le contexte social (entourage du patient par exemple) peut influer sur la prise du traitement.

Quid du Patient Empowerment ?

L’amélioration de l’observance par la santé mobile permet aux patients de reprendre la main sur leur santé.

Longtemps considérés comme seuls maîtres et connaisseurs de la santé, les médecins sont parfois conseillés sur les traitements à adopter par les patients eux-mêmes. Le fait d’être plus impliqué dans sa propre santé s’appelle le Patient Empowerment, le regain de pouvoir du patient.

Il peut ainsi grâce à Internet, aux réseaux sociaux, aux objets connectés, à la santé mobile, être acteur de son traitement : on lui fournit des outils qui l’aident, qui lui permettent de se surveiller de manière saine et de mieux comprendre la maladie et l’importance de son traitement.

Le Quantified Self

Le Patient Empowerment passe aussi par le quantified self, littéralement « mesure de soi ». Ce terme regroupe toute l’analyse de ses propres données personnelles. Bien souvent, il s’agit de données dans les domaines du bien-être et du sport, qui permettent à l’utilisateur de s’améliorer ou de s’adapter selon les mesures obtenues.

Ce quantified self passe par les objets connectés ou les applications mobiles. Par exemple, des applications pour le sport sont souvent installées de base sur les téléphones récents : elles permettent de calculer le nombre de pas réalisés dans la journée, de voir les calories dépensées, la durée de l’effort, la distance parcourue … un volume très important de données qu’il convient de ne pas trop partager et dont il faut surveiller la prolifération.

Sources :

Retrouvez la partie deux de ce lexique

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