WEEKLYSANTE /49

7 décembre 2016 – 12 décembre 2016

Les actualités de la e-santé

Santé connectée, télésanté, télémédecine, données médicales… Avec Weeklysanté n°49, faites le point chaque semaine sur toutes les tendances de la e-santé.

Pollution : tueuse silencieuse

Paris sous un nuage de pollution, le 12 octobre 2016. (PATRICK KOVARIK / AFP)
Crédit photo : Patrick Kovarik (AFP)

Inquiétude des médias en ce début de semaine dernière, Paris et Lyon était en alerte face au pic de pollution sans précédent qui a touché la France. Si aujourd’hui Paris est redescendu sous le seuil d’alerte de concentration de particules fines, les conséquences de cette exposition chronique peuvent avoir un impact considérable sur notre santé.

Les urgences saturées

Si les personnes les plus touchées sont bien évidemment les patients déjà atteints de maladies respiratoires ou cardio-vasculaires, les personnes en très bonne santé n’ont pas été à l’abri des effets négatifs de la pollution. Les services de pneumologie ont été débordés rapidement. Les patients se plaignent de crises d’asthme (parfois sans antécédent), de forts rhumes avec une gêne respiratoire, de bronchites chroniques, ou encore des symptômes de la grippe. Mais méfiance, ces souffrances respiratoires ne sont pas ce qu’elles ont l’air d’être. Elles résultent seulement de la forte condensation de particules fines venues se loger dans nos poumons.

Des symptômes variés et dangereux

Les patients souffrants de forte souffrance respiratoire ont un ennemi commun appelé l’oxyde d’azote. Ce dernier additionné au nuage de fines particules, devient l’alchimie parfaite pour une inflammation chronique des bronches. Cette dernière favorise l’apparition de rhumes, rhinopharyngites et l’aggravation de certaines maladies telles que l’asthme. Ces complications respiratoires ne sont pas à prendre à la légère car elles peuvent entraîner le décès si elles ne sont pas traitées correctement.
Ces infections pulmonaires représentent un risque majeur pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, plus sensibles.

En savoir plus : Le pic de pollution est terminé mais pas les dégâts sur la santé, Le Figaro.

101 bonnes pratiques de la HAS pour les objets connectés

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Crédit photo : Pexels

Vous êtes plus d’un Français sur deux à en avoir adopté un entre 2015 et 2016 : les objets de santé connectée font de plus en plus partie de notre quotidien. Une véritable opportunité, notamment pour les sportifs ou les patients atteints de maladies chroniques qui peuvent désormais obtenir un rapport personnalisé de leur état de santé directement sur leur smartphone.

Un encadrement souhaité

Pourtant, si ces objets de santé connectée facilitent notre quotidien, ils ne sont pas encore suffisamment encadrés pour être certifiés comme sûrs, fiables et de qualité. Un nouveau défi auquel la HAS (la Haute Autorité de Santé) a souhaité s’atteler grâce à la publication de 101 bonnes pratiques pour favoriser la mise à jour des objets connectés.
Ce référentiel, rédigé avec l’aide la CNIL et de l’ANSII, est destiné à être respecté par tous les acteurs de la conception des objets de santé connectée. L’objectif est d’assurer la sécurité de leur utilisation via un cadre de développement strict. Ce dernier prend en considération :

  • Le contrôle des contenus de santé par des professionnels de santé.
  • La qualité et la quantité des données récoltées par les applications.
  • Les conditions de conservation des données sur le serveur.
  • L’autorisation de suppression des données personnelles sur simple demande.
  • La sécurisation du serveur en elle-même.
  • Les mesures de cybersécurité contre le piratage.

En savoir plus : Applis de santé : la HAS établit 101 règles de bonnes pratique, HAS-santé.fr.

Un patch pour analyser votre sueur

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Crédit photo : J. Rogers, Northwestern University

Traqueurs d’activités, montres connectées… La santé en temps réel devient désormais possible. Ne serait-ce que grâce aux chercheurs de la Northwestern University (USA) qui viennent de développer un patch pour analyser le contenu de votre sueur. Pas si étrange que ça lorsque l’on sait que la transpiration renferme un nombre de biomarqueurs capables de signaler un statut physiologique particulier.

Comment ça marche ?

Ce patch souple et extensible se colle simplement à la peau durant une séance de sport. Relié à un smartphone, il prévient :

  • La déshydratation,
  • Le dépistage de certaines maladies (comme la mucoviscidose).

Ce timbre épidermique absorbe la sueur et la redirige dans de minuscules canaux qui contiennent des enzymes capables de les faire réagir chimiquement. Grâce à la couleur obtenue lors de l’analyse, le smartphone peut communiquer diverses informations sur le porteur : taux de glucose, PH, taux de lactate, chlore…

Ce patch connecté pourrait être envisagé comme un dispositif de diagnostic médical et permettre d’éviter des tests sanguins coûteux sur les sportifs. Encore en phase de test, ils devraient être commercialisés d’ici 2019.

En savoir plus : Sport et santé : un patch qui analyse votre sueur, Futura Science.

Relisez le #Weeklysanté précédent : Weeklysanté 48 – 06/12 – 13/12 2016

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