E-sante: 3.0, la revolution
Actualités Santé

E-sante: 3.0, la revolution

17 août 2024
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5 min
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Sophie Laurent

WEEKLYSANTE /45

Les actualités de l’e-santé

Avec Weeklysanté n°45, faites le point sur toutes les actualités de la e-santé de la semaine.

Introduction à l’e-santé

Que l’on parle d’applications mobiles, d’objets connectés, d’outils de télémédecine ou encore d’intelligence artificielle, les progrès de la technologie en santé ne cessent de croître. Face à l’importance du numérique, où en sont les professionnels de santé ? Cette thématique sera abordée jeudi 17 novembre durant l’évènement « Médecine 3.0 : médecin d’aujourd’hui, médecins connectés ? » au CHU Arnaud de Villeneuve à Montpellier.

L’évènement « Médecine 3.0 »

Pour s’inscrire, il suffit de se connecter sur le site de la fondation Université de Montpellier. Après une conférence sur le rôle des systèmes experts dans la pratique médicale, un concours de création de start-up sera organisé par la Faculté de Médecine de Montpellier-Nimes et Eric Couhet, médecin généraliste prendra la parole. L’inscription est gratuite mais obligatoire afin d’assister à toutes les conférences.

Le marché de l’e-santé

Le marché est émergent, mais les perspectives d’avenir sont plus qu’encourageantes pour les objets connectés. Face à l’inquiétude des Français concernant la sécurité de leurs données, mais aussi au déploiement rapide de ces nouvelles technologies, l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) s’est exprimé au travers d’un livre blanc qui prône… l’autorégulation.

L’autorégulation dans l’e-santé

Une mesure pour le moins minimale lorsqu’on regarde l’essor gigantesque promis au secteur. Le gendarme des télécoms ne donne aucune règle mais propose quelques directions à suivre. C’est une révolution, mais qui en est à ses balbutiements. L’essentiel pour l’instant, c’est d’abord de comprendre les enjeux, notamment au contact des acteurs du secteur, et de faciliter le mouvement, explique Sébastien Soriano, le président de l’Arcep. Nous souhaitons bâtir un Etat plate-forme pour faciliter l’auto-organisation, pour créer la confiance. Mais nous ne sommes pas là pour contraindre.

Les enjeux de l’e-santé

En conservant un jeu concurrentiel « ouvert » auprès d’un marché en pleine expansion, certaines questions restent en suspens notamment au niveau de la saturation des réseaux, de leur sécurité mais aussi de la bonne gestion des données face au piratage. Selon l’OMS, l’e-santé peut améliorer l’accès aux soins de santé, mais également présenter des risques tels que la confidentialité des données et la sécurité des systèmes.

La sécurité des données dans l’e-santé

Les données de santé sont sensibles et doivent être protégées. L’INRS recommande de prendre des mesures pour protéger les données de santé, telles que l’utilisation de mots de passe sécurisés et la mise en place de systèmes de sauvegarde. Les professionnels de santé doivent également être formés pour gérer les données de santé de manière sécurisée.

L’avenir de la médecine

Michael Snyder, directeur du Département de la faculté de médecine de l’université Stanford, n’a qu’un objectif : personnaliser la médecine. Ce généticien a présenté sa vision du « big data de la santé » lors d’un colloque ce 8 novembre à Genève. A l’aide de ces travaux, Michael Snyder aimerait améliorer les performances de mesure de la santé chez l’individu. Que l’on parle d’ADN, de système immunitaire ou de protéines… Ce généticien américain est un visionnaire qui ose une vision avant-gardiste et futuriste de la médecine.

Le big data dans la médecine

Selon un article publié dans PubMed, le big data peut améliorer la prise en charge des patients en permettant une analyse plus précise des données de santé. Cependant, il est important de prendre en compte les risques liés à la collecte et à l’analyse de ces données.

Les statistiques de l’e-santé

Selon une étude publiée par DREES, 72% des Français utilisent Internet pour rechercher des informations sur la santé. Cependant, seulement 22% d’entre eux utilisent des outils de télémédecine. L’Ameli estime que le nombre de consultations en ligne va augmenter de 20% d’ici 2025.

L’utilisation des outils de télémédecine

Les outils de télémédecine peuvent améliorer l’accès aux soins de santé, notamment pour les personnes vivant dans des zones rurales ou éloignées. Selon un article publié dans Gouvernement, la télémédecine peut également réduire les coûts de santé en diminuant le nombre de déplacements nécessaires pour consulter un médecin.

Ce qu’il faut retenir

L’e-santé est un secteur en pleine expansion, avec des perspectives d’avenir encourageantes. Cependant, il est important de prendre en compte les risques liés à la collecte et à l’analyse des données de santé. Les professionnels de santé doivent être formés pour gérer les données de santé de manière sécurisée. L’utilisation des outils de télémédecine peut améliorer l’accès aux soins de santé, mais il est important de prendre en compte les risques liés à la confidentialité des données et à la sécurité des systèmes. Enfin, il est essentiel de continuer à investir dans la recherche et le développement pour améliorer la qualité des soins de santé et réduire les coûts.

Sources :