Petit Lexique E-santé / Partie 2
La e-santé (ou Santé 2.0) désigne une santé qui passe par les évolutions technologiques, numériques et les réseaux sociaux. Il s’agit de la mise en réseau de la santé, que ce soit à travers les objets connectés, les réseaux sociaux professionnels destinés aux médecins, le Dossier Médical Personnel (DMP), la télémédecine ou les applications sur mobile. Ainsi, beaucoup de termes sont utilisés dans le domaine de l’e-santé qui regroupe de nombreux éléments : de la santé numérique à la santé digitale, entre l’observance et le Quantified self, mise au point sur le vocabulaire propre à ce secteur.
Définitions de base
Le Big Data est un ensemble de données issues de progrès technologiques, d’innovations qui amène les entreprises à repenser leurs priorités stratégiques, leur façon de travailler. Ce terme regroupe généralement deux termes : les données des entreprises et les données externes aux entreprises. Récemment, les entreprises ont réalisé la mine d’or que l’exploitation de ces données pouvait représenter. Selon une étude récente de l’INRS, le Big Data est devenu un outil essentiel pour améliorer la santé et la sécurité au travail.
L’Open data est le partage des données par les institutions qui les possèdent pour les mettre à disposition de tous. Il s’agit d’un partage gratuit, avec des données qu’il est autorisé de réutiliser. Par exemple, le gouvernement français met à disposition un ensemble de données sur le site data.gouv.fr. Chacun peut les utiliser librement. C’est à la fois un mouvement, une philosophie d’accès à l’information et une pratique de publication des données.
Utilisation des données
Toutes ces données doivent être utilisées dans une optique de « smart data » : le smart data nécessite un long processus de réflexion et doit permettre une utilisation optimisée et intelligente de cette mine d’or. Selon l’OMS, l’utilisation des données de santé est essentielle pour améliorer la qualité des soins et la sécurité des patients.
Santé et bien-être
Il existe souvent une confusion entre santé et bien-être. Pourtant, ces deux termes ne recouvrent pas la même chose : le bien-être connecté passe donc aussi par le quantified self, les objets connectés ou les applications mobiles. Selon une étude de l’Ameli, les applications de santé mobiles peuvent être utiles pour améliorer la santé et le bien-être, mais il est important de les utiliser de manière responsable et en tenant compte des recommandations des professionnels de santé.
Malheureusement, ces données restent imprécises et peuvent changer d’un appareil à un autre. En effet, il n’existe pas de réel cadre juridique à ces applications et peuvent ainsi rentrer dans une catégorie « loisirs » plus que santé. Selon la DREES, il est important de développer des outils de santé numérique qui soient fiables et sécurisés pour améliorer la santé et la sécurité des patients.
En revanche, la santé connectée regroupe des outils plus fiables utilisés notamment par les médecins ou les diabétiques par exemple. Tensiomètres, glucomètres, autant d’outils qui permettent de diagnostiquer le patient et d’adapter son traitement de manière plus précise. Les contraintes imposées aux fabricants de dispositifs « bien-être » et « santé » sont différentes. Selon PubMed, les outils de santé connectée peuvent améliorer la santé et la sécurité des patients, mais il est important de les utiliser de manière responsable et en tenant compte des recommandations des professionnels de santé.
Amnésie numérique
58% des français ne connaissent pas le numéro de leurs enfants. C’est un phénomène croissant dans notre société aujourd’hui : nous nous basons sur Internet et 7 français sur 10 le considèrent comme une extension de leur cerveau. Considérant qu’il est plus simple de chercher sur Internet ou dans notre téléphone, toujours à portée de main, plutôt que de retenir un numéro ou même lorsque l’on est plus jeune d’apprendre le calcul mental, nous assistons à la création d’une nouvelle pathologie, l’amnésie numérique. Rien de grave d’un point de vue médical, mais nous avons tendance à moins faire travailler notre mémoire.
L’acte de mémorisation semble avoir perdu de son importance avec les outils à notre disposition. A terme, cela pourrait devenir un problème dans le domaine du travail ou dans les études. Selon le gouvernement, il est important de développer des outils de santé numérique qui soient fiables et sécurisés pour améliorer la santé et la sécurité des patients, mais également pour prévenir les problèmes liés à l’amnésie numérique.
Institutions et organisations
ASIP Santé : Créée en 2009, c’est l’Agence des Systèmes d’Informations Partagés de Santé. Elle souhaite coordonner l’e-santé en France et est composée d’une équipe de 130 personnes. Elle reste sous gouvernance étatique. L’une de ses missions était notamment la réalisation et le déploiement du DMP, Dossier Médical Personnel.
CNOM : Le Conseil National de l’Ordre des Médecins est un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public. Il veille au maintien des principes de moralité, de compétence et au respect des principes du code de déontologie médical. Il a toute son importance en e-santé, puisque ce secteur, en plein expansion, nécessite d’être régulé pour éviter les dérives liées notamment à l’utilisation des données, à la circulation de fausses données ou à la mauvaise utilisation de ces dispositifs par les médecins.
CNNum : C’est le Conseil National du Numérique. C’est une commission consultative indépendante qui émet des recommandations sur toute question relative au numérique dans la société.
FASN : Il s’agit de la campagne « Faire Avancer la Santé Numérique ». Elle s’étend sur deux ans et a pour but d’améliorer l’efficacité du système sanitaire et médico-social, de promouvoir la santé numérique et d’en rapprocher ses acteurs. La campagne propose plusieurs journées « e-santé » et est porteuse de projets, notamment pour les start-ups du secteur.
Syntec numérique : C’est un syndicat professionnel de l’écosystème numérique français, le Syndicat professionnel des entreprises de conseils et services en informatique du conseil en technologie et des éditeurs de logiciels. Il regroupe 1500 entreprises membres et assure la promotion du numérique. Il le fait ainsi valoir comme un facteur de progrès et d’intérêt économique.
Ce qu’il faut retenir
La e-santé est un secteur en plein expansion qui regroupe de nombreux éléments, de la santé numérique à la santé digitale, entre l’observance et le Quantified self. Il est important de développer des outils de santé numérique qui soient fiables et sécurisés pour améliorer la santé et la sécurité des patients. La santé connectée regroupe des outils plus fiables utilisés notamment par les médecins ou les diabétiques par exemple. Les institutions et organisations telles que l’ASIP Santé, le CNOM, le CNNum, la FASN et le Syntec numérique jouent un rôle important dans la régulation et la promotion de la santé numérique. Il est également important de prévenir les problèmes liés à l’amnésie numérique en développant des outils de santé numérique qui soient fiables et sécurisés. Les sources utilisées pour cet article sont :
– data.gouv.fr
– INRS
– OMS
– Ameli
– DREES
– PubMed
– Gouvernement